L’expérimentation animale a une position qui est loin d’être unanime par rapport à la
communauté scientifique. Si la plupart des physiologistes la jugent « nécessaire et indispensable »,
d’autres biologistes sont plus critiques, voire y sont opposés à cause du nombre d’animaux
euthanasiés.
Pour les apprenants de la filière microbiologie appliquée, qui sont appelés à trouver les
antidotes à toutes les affections, par le recours aux essais sur les animaux de laboratoires.
Cet impératif s’avère obligatoires pour voir les interactions de la molécule injectée à l’animal
lors de l’étude .Le paradoxe entre le bien être de l’animal et l’amélioration de la santé humaine reste
posé.
En bibliographie, à l’échelle mondiale, les animaliers deviennent une pièce maitresse pour la
réussite de tous les essais sur les animaux, car ils jouent un rôle de médiation entre la sphère
géographique, relationnelle et sémantique incluant les animaux, et la sphère des concepteurs. Ce rôle
essentiel doit être reconnu et mener à une généralisation de la délibération éthique entre membres d’un
collectif chaque fois qu’émergent des questions complexes ou nouvelles soulevées par les
biotechnologies.
De plus, l’expérimentation animale doit être considérée dans une approche « 3R » qui intègre
les méthodes alternatives dans une démarche globale. Ainsi, chaque chercheur pourrait, tenter de
rendre compte des enjeux de l’expérimentation animale auprès du grand public. Il s’agit d’un réel
changement des mentalités qui nécessitera des efforts de formation et de communication interne.
(Lhoste et al., 2008) au 34e colloque de l’Association française des sciences et techniques de
l’animal de laboratoire (4-6 juin 2008, Strasbourg).
Dr Mme KHALDI N